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Ce qu’on sait (commentaires
et critiques en notes) : « Les rivalités entre les différentes vallées furent fréquentes. L'une d'elle, vers le milieu du XIXe siècle, vit s'affronter la tribu des Anainoapa de Hanavave et celle des Tiu d'Omoa (au sud). Ces derniers, vaincus, s'enfuirent de l'île sur des radeaux de bambous, et échouèrent aux Tuamotu[1], sur l'atoll de Napuka, où leurs descendants vivent toujours aujourd'hui. Le sorcier[2] des Tiu, resté à Fatu Iva, dévoila le nom des lieux de la vallée aux vainqueurs (façon d'en reconnaître leur souveraineté), et se fit enterrer vivant, la tête en bas, symbolisant sa défaite et la fin de sa tribu. » [3]
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« Fatu Iva : nom véritable de l'île. Le H de Hiva n'est apparut que par contamination du nom des deux îles principales de l'archipel, Nuku Hiva[4] et Hiva Oa. Dans la légende de la construction des îles Marquises, selon laquelle chaque île de l'archipel est une partie de la maison des Dieux[5], Fatu Iva représente la toiture, formée de neuf (Iva) tresses (fatu) de feuilles de palmier. D'après d'autres sources, Fatu Iva pourrait se traduire plutôt par « la neuvième île »[6], ce qui n'est pas incompatible[7] avec la géographie de l'archipel. » [8] |
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L’œil fermé (D) de la statuette parait avoir déplacé la vision vers le haut sous forme de ce même type de losange que l’autre statuette porte à la hauteur du nombril ! |
Ile en forme de haricot avec hile ou encore d’Oreille |
Bon, y a pire comme écart de proportions vu la
vitre, l’éclairage, la position debout et l’absence de support pour le
dessin ! |
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Clichés à travers la vitrine et sans flash |
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« Dent »
de Bora Bora qui rappelle à la fois le rôle magique de la
« morsure » et la vénération japonaise pour les pierres dressées. Peut-être
le support animal du versant offensif
de cette magie est-il le requin auquel la forme des possibles ouïes multiples
de la figure bleue peut inviter à penser. |
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Pour information, Tahiti est à 8 800
km de Tokyo, et, dans la diagonale, 7 500km de Santiago. Dans l’axe Sydney -
Los Angeles, ces îles sont à 5 700km de Sydney et à 6 200km de Los Angeles.
En tout état de cause, ils sont bien venus de quelque part ces hommes nommés
d’après leur nom tribal néo-zélandais : Maori où l’on peut
entendre : Mau-ku où l’on reconnaît l’œil (Ma) +
RI : suffixe de dénombrement des personnes , et qui signifie
« veiller, surveiller, voir loin, voir arriver, prévoir, se préparer à
» par ex. comme les Vigies ? Ou encore comme ceci : |
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Un
autre élément en faveur du requin est la possibilité de mise en relation des
diverses asymétries et dissymétries de la statue avec la dissymétrie qui caractérise la nageoire caudale du
squale[9], le lobe supérieur
étant généralement plus grand que le lobe inférieur → |
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Ces éléments autorisent la
mise en relation du Tiki avec le rituel
mis en oeuvre par le sorcier des Tiu d'Omoa.
Dans
ce cas, il faudrait supposer ce même ‘archaïsme’ chez les bouddhistes !!
Rigolo ! |
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Autres asymétries et inversions remarquables
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+ Ci-dessous
thon blanc et profil G = profil à deux sourcils/rides/ouïes remarquables
↓ |


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Dans de telles superpositions, on a en quelque sorte une tête de mort à la hauteur de l’œil et formée par la première ouïe. |

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Une suggestion pour ‘Pahu’
le grand tambour tendu de peau de requin : ancien japonais ‘Ha-hu’ :
tendre (par ex. tirer sur et tendre la corde ; envoyer ; faire
passer ; d’où : faire
un pont ; faire passer et tournoyer
le criminel de l’un à l’autre) ; crapahuter des pieds et des
mains ; avancer |
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en rampant ; se
rapprocher par des paroles sans doute genre « Que vous me semblez beau,
si votre ramage se rapporte à votre plumage ».... autrement dit
aussi : faire passer comme par
le ‘téléphone dit arabe’ = Tam tam ??? Ainsi peut-être que :
Apprivoiser et taper familièrement sur le ventre ? Avant de mettre le
grappin |
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Ceci dit, la stylisation est plus esthétique et très différente dans l’esprit, du style du glyphe de la Vallée de Haapapara reproduit note 5, mais c’est ça qui est intéressant.
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Autres comparaisons possibles:
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[1] Soit à 1 500km de Papeete
[2] Le « Tau’a » où l’on peut entendre japonais : Ta-u : S’opposer et stopper , prévenir (le danger, la maladie, l’invasion, La Vague sans doute aussi surtout etc. ..) + a : Diverses possibilités depuis le japonais ancien telles : 1ère personne ( Sujet) – la digue – les jambes – le cri – ou encore une forme pour le filet qu’on jette. Vu que le sorcier est représenté la tête dans le creux poplité, peut-être une préférence pour ‘pied(s), jambe(s)’ pour dire peut-être celui qui cloue sur place, empêche d’avancer ?! Cette préférence pourrait trouver également une justification dans l’existence d’un glyphe (reproduit p.31 de « les îles marquises » qui rappelle très bien le pictogramme pour TATARI et quelques homographes !
[3] Eve Sivadjian, Les Iles Marquises, archipel de mémoire, Autrement, coll. « Monde / HS n°16 », Paris, 30 septembre 1999, 231 p. (ISBN 9782862608983), p.67-68
[4]
Variante orthographique :
– Autre
variante : Nuku Iva + Noukou Hiva (prospectus Musées de Metz).
[5]
Ce qui n’est pas sans rappeler la conception japonaise du Iha (=Iwa) en
tant que « Groupe de Iha : Iha-Mura», par ex. pourquoi
pas un archipel, selon laquelle il est considéré comme un sanctuaire abritant
(= demeure) des dieux. Ce qui est compatible avec le fait qu’enterré la tête en
bas (en somme en position de renaissance, et toujours - tel le volcan ou le ‘dragon’ caché au fond du lac/lagon - à l’état de veille) dans cette île, peut
avoir l’effet de faire du (ou de permettre par ex. au) sorcier mentionné dans
le paragraphe 1, de prendre rang parmi les divinités protectrices de cette île
ou de ce rivage, vu son expérience de ce qui le peut troubler, ou du moins
d’asservir son esprit ou encore d’affecter son mana, à cette protection.
Cet abri sacré a donné lieu – en japonais – à une conception de l’Iha(Iwa)-kura
( par ex. le rocher où s’enferma la
déesse Amaterasu ou la crypte où descendit notre Antigone, notre
c’est-à-dire celle d’Eschyle bien sûr), ou encore d’Iha(Iwa)-saka (limite. Par
ex .peut-être comme ceci
? Où si l’on se permet d’en juger selon cette idée exprimée
par P.G. Debonne opus cité p.444 à propos des polynésiens, que les pointillés
seraient en rapport avec la régénération sacrificielle, qu’il peut s’agir
de la limite en somme entre sacré et
profane, soit dit pour dire vite). On nomme encore l’avant du roc (de la
falaise) profondément raviné par l’eau et/ou les vents, comme peut l’être par
ex. pourquoi pas, la falaise côtière de la baie d’Omoa
à l’aspect comme on
le voit feuilleté (Fatu ?), Iha(Iwa-ho.. « Ka-ku
bakari Kohitsutsuarazu ha Taka-yamano Iha-Neshi Makite Shinamashimonowo »
Kami-Yo-KI : Récit des temps divins (qui dans le Kiki, raconte les
mythes de création et les temps anciens jusqu’à Ugayahukiaèzu-no-Mikoto),
2de partie.
On
peut également noter cette homonymie qui existe en japonais entre ce mot de « Iha » et le
radical du verbe « Iha-hu » qui
représente exactement l’opération qui consiste à retirer un bon résultat du
deuil ou faire produire un bon résultat au mort, ici par la mise en place d’un
tabou particulier, et où l’on a pour
« I » : « tabou » et pour « Ha-hu » :
« rendre tabou ». Autrement dit : « Enfermer l’esprit » non dans la bouteille des Mille
et une nuits, mais dans la
montagne/rocher/terre et selon un rituel approprié, reviendrait à sacraliser le
lieu ainsi qu’à se réserver un aide éventuel au besoin, style « armée des
ombres », ou encore style « dents du Dragon » de Cadmos.
Pourquoi pas. Et, qui interviendrait au bon moment style’Kami-Kazé’ le ‘Vent
divin’ réputé suscité par les divinités protectrices du rivage japonais,
autrement dit le typhon qui anéantit l’armée des envahisseurs mongols, en, par ex. réveillant le volcan ;
Sachant qu’il s’agit là de ce qu’on appelle « un point chaud » - Voir
donc selon wikipédia : R.
Brousse, H.G. Barsczus, H. Bellon, J.M. Cantagrel, C. Diraison, H. Guillou, C.
Léotot, « Les
Marquises (Polynésie française) : volcanologie, géochronologie, discussion
d'un modèle de point chaud »
sur http://www.ird.fr/ , 1990, in Bulletin de la Société Géologique de
France, 1990, 6 (6), p. 933-949,
Institut de recherche pour le développement (IRD). – Ceci étant pensé indépendamment de l’auto sacrifice des pilotes
japonais pendant la 2de guerre mondiale, et qui s’inspirait de ce sauvetage mythique, ainsi que des
essais nucléaires sous-marins dans les atolls polynésiens.... !
Dans la foulée on peut encore noter Haa-tiki : « Faire (réalisation) de Tiki», phonétiquement proche du japonais Ho-ru : sculpter, inciser, graver ainsi que de Ha-ru tracer un sillon, ou encore de Ti-ha-fu : protéger et aider par l’entremise d’une force mystérieuse, divine ce qui correspond tout à fait du reste à la fonction de l’objet ; et tant qu’à faire, notons la même apparente proximité phonétique entre le marquisien Tiki et le japonais : Tuki l’astre lunaire auquel font également penser les grands lacs de yeux des Tiki. Et que l’on rattache à tu-ku : (faire) disparaître complètement, (s’)épuiser ainsi que ce qui touche à l’incomplétude, tout de même encore qu’avec Ti, l’âme/esprit tel(le) que dans le fameux : « Objets inanimés avez-vous donc une âme ? », parente du vent, du lait, du sang, autrement dit de ce dont on tire donc de la force, de la vigueur, et de l’innombrable qui présente une alternance vocalique « i »/« u ».
Plaidant
en faveur d’un apport –disons pour faire vite – ‘sino-japonais’ , cette
composition trouvée dans la Vallée de Haapapara où l’on peut entendre le
Haa de Haa-tiki entendu
comme proche du japonais Ti-ha-fu, ainsi
que dans Papa, le japonais Haha (mère) + ra
(collectif) d’où une possibilité qui colle avec le sens du motif
et qui renverrait à l’aide pouvant être apportée à l’occasion d’un accouchement
par la ‘Sage’ en effet, femme :..........
- Le
pictogramme Shang a aboutit à l’idéogramme :
« (re)couvrir) ». Plaide
également le marae marquisien qui évoque le très particulier jardin de
pierre de Rikyû à la base du jardin de thé. Debonne - publié en 2007 - évoque rapidement
p.482, les travaux de Chen Zhao Fu sur
l’art rupestre en Chine traduits en
1986, de fait 88 ( ISBN 9782226033864 mais qui n’est plus disponible), dont les
glyphes répertoriés lui paraissent présenter des analogies formelles avec ceux
qu’il ‘étudie’ et renvoie également à Emmanuel Annati, « L’art
rupestre dans le Monde, l’imaginaire de la préhistoire » , E.Larousse,
Bordas 1997, mais personnage dont les théories paraissent à première vue à
prendre avec quelques pincettes. Il ne mentionne pas les Oracular Bones
qui nous paraissent cependant davantage concernés. Ses glyphes évoquent en
effet des formes tardives des écritures oraculaires sur os gravés.
Par ex. encore cette forme donnée comme celle de la terre matricielle, apparaissant elle aussi délitée d’une forme oraculaire du corpus bronze elle aussi, dont les formes humaines rappellent a priori celles de l’art rupestre sibérien en fait :

[6] Personnellement et sur la base de l’exposé de la note 2 ci-dessus, j’aurais tendance à penser que s’il y a le mot « île » dans Fatu Iva, ce n’est pas ‘Fatu’, mais plutôt ‘Iva ‘ qui pourrait être un terme technique du vocabulaire magico-religieux présentant une homophonie avec « neuf » sur la base » de « neuf mois » (solaires = dix lunes, donc peu probable), ou encore comme dans le cas du daruma (→ Bodhi dharma, an 470 – le peuplement marquisien étant daté du 7~8ème siècle de notre ère, why not– ) par ex. « neuf ans » assis en médiation devant son mur etc.. A vérifier donc.
Il
existe également un mot japonais phonétiquement proche de Fatu qui est Hatu
du chinois fà : cheveux (Cf. pourquoi utiliser les cheveux). Et à quoi ressemble le toupet de feuilles
d’un palmier si ce n’est à une touffe de cheveux telle celles-ci qui
servent de crinière au guerrier
marquisien représenté
par le lieutenant de vaisseau Fauque de Jonquières vers 1880 – info :
musées de Metz, mais dessin attribué à Edouard Petit (pseudonyme A.Marin) p.137
de Les îles marquises, archipel de mémoire –, et qui apparaît
manifestement relié à l’énergie tellurique par une de ces massarana que
Debonne présente comme à la fois ‘liaison au divin’ et ‘déliaison
au groupe qui consomme l’homme’ opus cité p. 278. Explications intéressantes sur le pouvoir vitalité des cheveux
conservés grâce à une mixture de baies de Fagraea berterniana
(marquisien : pua), p.137 des Îles marquises. J’ignore
présentement le Fagraea, mais je connais en revanche le Fragaria,
autrement dit le fraisier qui est pour sa part, bon pour la peau. Le mot
marquisien actuel pour ‘cheveux’ est Ouoho (Il y a du japonais
phonétiquement proche : Ouoha, mais dont le sens est
« Dorade ». Ceci dit, la dorade appartient aux poissons merveilleux
auxquels certains mythes japonais prêtent un pouvoir s’apparentant à celui des
Ondines.)
Maintenant il existe encore une homophonie à l’intérieur du japonais entre cheveux (Kami-no-ke : poils sur le caillou) et malédiction divine (Kami-no-ke : étrangeté/monstruosité/apparence etc..., numen). Ce qui n’est pas incompatible avec le fait que les bâtons de chefs marquisiens étaient garnis d’une touffe de cheveux humains, et permet de leur supposer/prêter une mana particulière. Où se situe donc le problème, éternel, de la traduction ?
Intéressant
témoin avec ce pétroglyphe (Huà Xiàng Shì) gravé sur une paroi, sans doute de
tombe ou de pilier, Hàn (3ème siècle av. J.-C. à +23) et qui
illustre un pictogramme bronze pour « troupe guerrière »
composé d’une tête de tigre au-dessus d’un tambour renvoyant à un personnage
brandissant son arme, et qui nomme également la cérémonie magique d’ouverture
des hostilités destinée à le faire savoir, lettre dont la forme actuelle
est utilisée en japonais pour « ployer/faire ployer ; courber/se courber/
ê. flexible/jeux d’acrobates/divertissement » :
Il semblerait si l’on
en croit la représentation du guerrier marquisien, que nous n’ayons pas affaire
avec le pétro-glyphe Han à un bâton noueux mais à une ceinture dénouée vu que
la transformation du guerrier ainsi dénudé en animal, tête et pieds griffus et
tatouages rappelant le pelage de camouflage du tigre dans les bambous, apparaît
bien complète. Vu la longueur des crocs/défenses, on dirait bien qu’il s’agit
d’un tigre très largement exagéré ou encore préhistorique !
[7] Mais ce qui voudrait dire que les différentes tribus se pensaient comme un tout ce qui est peu probable vu les tensions entre tribus sur une même île, d’autre part il faudrait logiquement en avoir nommé d’autres, au moins la première, par son rang également. Or au nord de l’archipel se trouve Nuku/Nuka – Iva qui rappelle le mot japonais Nuka signifiant : « Front », « Baisser le front » étant le contraire d’être effronté et désignant une salutation très respectueuse, pour le japonais. Ceci étant Nuka dispose par ailleurs en japonais d’un autre homonyme assez intéressant en rapport avec la nourriture céréalière. Il intervient également dans le nom d’une impératrice.
Enfin le fait de nommer appartient bien vraisemblablement à la problématique de cette île où un sorcier se serait fait enterrer vivant (rituel qu’on retrouvera également ailleurs) la tête en bas, après avoir nommé, pour les vainqueurs/nouveaux occupants, les lieux de la vallée. Ceci étant, cet archipel se compose dans les faits de onze îles dont six ( et non neuf) seulement sont occupées. Comme toutes les autres îles de la Polynésie, les îles marquisiennes représentent les sommets émergés d’un colossal massif volcanique dont la base est ancrée à plus de 4 000m de profondeur et qui donc en constituent en quelque sorte l’unité géographique, pour autant il faut le savoir et qu’en savaient ces maoris réputés avoir découvert ces îles il y a quelques deux mille à deux mille cinq cent ans, en provenance de l’Ouest (autrement dit dans l’axe Tokyo- Sydney) Ce sont de ces rivages qu’ils auraient ensuite essaimé dans le reste de la Polynésie. – Les îles Marquises –(p.12 éd. Autrement sous la direction d’Eve Sivadjan – 1999 ) – conservant pour leur part un parler réputé relativement indemne d’influences extérieures jusqu’à son interdiction par les missionnaires, mais de quelle terre initiale sont-ils donc tels en somme les acadiens, arrivés sur leurs grandes pirogues doubles de haute mer, les Vaka à balancier où nous serions tentée d’entendre le même mot que le français « embarcation » en tant que « ce dans quoi on prend place », depuis le japonais « Hak-u » : enfiler, autrement dit des sortes de grands pantalons pour la mer !
[8] Stéphane Jourdan, « La toponymie des îles Marquises : Une introduction aux langues du Pacifique », 2004, TE RORI, Revue Océanienne de la Recherche et des Idées. Mis en ligne le 23 septembre 2004, consulté le 16 juin 2007. » par le rédacteur de l’art. en français sur Fatu Iva publié par Wikipédia.
[9] Lat. squalus,-ī : squale, chien de mer. On rapproche de façon très intéressante vu certains mythes en rapport avec le tremblement de terre, v.pr. kalis « wels (silure) » et v. sl. hualr « baleine ». On rapprochera encore de façon également extrêmement intéressante pour le sens, l’homophone latin de squalus,-ī qui est squālus, a,-um avec le sens pouvant être attribué à Hanavava via le japonais : un endroit caca.
En
effet, squālus signifie « couvert de croûtes ou de plaques de
boue formant écailles, crasseux, sale et par suite « être rugueux,
hérissé, couvert de saletés », ce qui est bien le cas de la peau du requin
qui si elle n’est pas recouverte d’écailles est bien tout à fait rugueuse et
nécessite d’être nettoyée par les rémoras
qui se nourrissent de ce qu’ils y trouvent. Ex :
ou encore
où on distingue bien
les ouïes.
Et enfin sens symbolique à nouveau extrêmement intéressant : « être en deuil ».
On rapproche de ce dernier point de vue squālus de sordēs dont le sens concret est « saletés » ; vêtement de deuil qu’on laissait volontairement négligés, d’où condition sordide au propre et au figuré ainsi que le deuil lui-même, et qu’on rapproche lui-même de gall. swrth : « lent, endormi », par ex. ici notre côté D. , ainsi que du groupe servant à rendre en germanique l’idée de « noir », ex. got. swart. – Le rapprochement de sordēs avec sors, sortis est réputé douteux, malgré tout il y a ceci où l’on retrouve un peu la même configuration sémantique, et où là on a ici un tiki en bois, on a une graphie renvoyant à une figure d’argile. Dans la langue du droit, consors signifie « qui partage le même sort » au sens de « qui jouit en commun d’un héritage indivis », ce qui n’est manifestement pas le cas de nos deux tribus, quoique... si l’on considère que cet « endroit caca » peut également renvoyer aux «Vieilles », le lien se faisant de même encore en grec entre notamment « vieille peau » et « pointe de », avec « omphalos » : nombril, partie bombée ou « bosse » terminée en pointe, au centre extérieur d’un bouclier », centre de la terre (Delphes) - sachant que certains nouveaux-nés apparaissent tout aussi « ridés » et desquamant que certaines vieilles et qu’il pourrait s’agir là du caractère par lequel se reconnaissent mutuellement la victime et le bourreau si l’on considère qu’en grec, encore, nous avons un mot désignant à la fois l’ogresse et le requin - , lat. umbō : toute pièce faisant saillie sur une surface, surtout ronde ou conique (comme notre tête dolichocéphale par ex. ? Ou encore comme l’espèce de fer à repasser/aileron de requin au sommet du crâne de ce personnage ?), d’où divers sens techniques et spéciaux comme ‘bosse de bouclier’ ; « pli de la toge faisant saillie sur la poitrine ; coude; borne . »
[10] Merci Brice !